Liste des maires de Jouy-Mauvoisin

Liste des maires depuis 1792

Vous trouverez ci-dessous la liste des maires de notre commune depuis 1792 :

 

1792 Cresté 

1793 Pollet officier de police
AN II Deslandre 
AN IV et V Chenier 
1800 Pollet 
1808 Thouroude Jean-Baptiste nommé par l’Empereur puis destitué
1816 Cresté Jacques 
1819 Cresté Pierre nommé par le Roi
1824 Cresté Jacques Denis Augustin nommé par Le Préfet
1834 Cresté Pierre Eustache 
1839 Cresté Jacques puis démission
1860 Cresté Frédéric nommé par Le Préfet
1863 Boucher Laurent 
1865 Cresté Frédéric puis démission
1883 Guy Honoré 
1891 Deslandre Robert 
1900 Cresté Désiré 
1908 Moreau Désiré 
1912 Aubel Ernest 
1933 Cresté Alphonse 
1935 Mention léon 
1941-1942 Pas de conseil du 4 mars 41 au 9 décembre 42 
1943 Dumoulin Lucien 
1944 Solbes Fernand 
1945 Bourg Gaston 
1947 Lequesne Georges 
1957 Héron Edmond 
1983 Béhot Jacques 
2008 Bertrand Alain

Diaporama

Histoire

Origine du nom Jouy-Mauvoisin
L’origine du nom JOUY, si l’on se réfère au « dictionnaire étymologique des noms de lieux en France » d’Albert DAUZAT concernant les différents lieux de France commençant par JOUY ( Jouy-sous -Thelle, Jouy- le-Moutier,…), proviendrait du nom d’un homme latin, GAUDIUS,
et du suffixe ACUM, ce qui donnerait GAUDIACUM.
Avec le temps, les transformations, GAUDIACUM deviendra JOIACUM, JOYACUM, JOYet JOUY.
Une autre interprétation est avancée, celle d’Armand CASSAN, Sous- Préfet de Mantes en 1833 dans son livre « Statistique de l’arrondissement de Mantes », à savoir :
« JOUY au IV ème siècle, selon une tradition ancienne avait une chapelle consacrée à JUPITER ». Celui-ci semblait jouir en Gaule d’une popularité durable puisque l’on retrouve son nom en plusieurs lieux. En latin JUPITER se dit JOVEM ou JOVIS, qui aurait donné le nom d’homme latin JOVIUS d’où JOIVIACUM, JOIACUM, etc…
De nombreux villages, villes ou lieux tirent leur origine d’un nom d’homme ancien.
Deux hypothèses donc concernant l’étymologie du premier nom « JOUY ».
En revanche le deuxième : « MAUVOISIN », et là c’est une certitude, provient d’une très ancienne famille de Seigneurs de Rosny, les MAUVOISIN, dont notre commune était un fief au même titre d’ailleurs que Fontenay et Boissy auxquels ils laissèrent également leur nom.
Nous retrouverons ces différents noms mentionnés dans des écrits au fil du temps.
Ainsi au cours des siècles JOIACUM, JOYACUM, JOY, devinrent JOY-MAUVOISIN, JOY-MAUVOISIN-LES-MANTES, et enfin JOUY-MAUVOISIN.
Histoire de Jouy (1100 à 1800)
Les preuves les plus anciennes de l’existence de JOUY se situent aux environs des années 1100.
En effet, on peut lire dans les écrits relatifs à l’Histoire de la région, Notice Historique sur Rosny /Seine de H. Thomas et dans « Les Seigneurs », un des feuillets d’histoire locale d’A. Théry, qu’un seigneur de JOUY allait fréquemment ravager les terres du Duc de Normandie en compagnie des seigneurs de Rosny et de Septeuil.
Il s’agit d’Hubert de Joy, apparenté sûrement aux Mauvoisin de Rosny. En 1120, son nom est mentionné dans une Charte, comme témoin avec Raoul Mauvoisin et d’autres seigneurs de la contrée dans une donation faite au prieuré de Saint-Wandrille de Rosny.
Son successeur au domaine de Jouy fut Geoffroy de JOUY( c’est du moins le seul connu avant 1265), cité en 1263 dans les olim ou anciens arrêtés du Parlement. Il était alors Bailli* de Meulan et jugea dans une contestation entre l’abbaye de Royaumont et la ville de Mantes pour des droits de navigation et de franchise sur la seine.
C’était un bienfaiteur de l’église de N.D. de Mantes car dans l’obituaire* de l’église qui est à la Bibliothèque Nationale, on trouve son nom au mois d’Août : « ici est l’obit de Geoffroy de Jouy (Gaufridus de JOIACO) autrefois châtelain de Mantes, qui donna à cette église 38 sous et 7 deniers or pour son anniversaire et celui de son père et de sa mère » (Notes de Grave).
On sait par la chronique du règne de Philippe-Auguste (décédé à Mantes le 14 Juillet 1223), écrite par le moine Guillaume le Breton, que Henri II d’Angleterre a mené en 1188 un raid militaire en Ile-de –France contre les troupes de Philippe-Auguste entre Magnanville et Soindres. Précédemment, un certain nombre de villages au sud et à l’est avaient été rasés, dont Jouy (Guillaume le Breton l’appelle alors JOIS).
Le fils probable de Geoffroy, cité plus haut, est Pierre Mauvoisin, seigneur de Jouy en 1265. Il est connu grâce à un proçès qu’il eut avec le prévôt de Mantes. Tous deux prétendaient au droit de justice à Jouy. Le prévôt disait avoir droit jusqu’à la Fontaine derrière Jouy, vers l’orme de l’Epervier ( lieu –dit non situé).L’Arrêt du Parlement (olim T1) décida que Pierre aurait la justice pour les vols seulement…Les successeurs directs de Pierre Mauvoisin n’ont laissé aucune trace de leur passage.
En 1382, dans une taille extraordinaire mise par Charles VI sur les trois ordres de l’archidiaconé de Pincerais*, pour faits de guerre, la paroisse de Jouy fut taxée à une somme de 33 francs d’or. ?
Bailli : Officier remplissant des fonctions judiciaires, militaires et financières au nom du Roi.
Obituaire : Registre où étaient inscrits les services anniversaires (obits) pour le repos de l’âme
des morts.
Pincerais : Région comprenant le sud du Mantois.
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A la fin du XIV ème siècle, la seigneurie de Jouy appartenait à Robert des Plains.
Au début du XV ème siècle une partie de cette terre devint la propriété des Chanoines de la Sainte Chapelle de Paris, tandis que les fils de Robert des Plains sont toujours seigneurs de Jouy (en 1429)( Notes de Grave).
Différents seigneurs de Jouy se succéderont.
En 1423, Arthus de Mazis, écuyer, prend le titre de seigneur de Jouy, dans un acte d’acquisition d’une rente sur le moulin des Epaillards à Mantes-la-Ville.
Nous sommes dans les années 1400 en pleine guerre de Cent Ans entre la France et l’Angleterre et la région s’est trouvée particulièrement touchée par le conflit.
Les Anglais s’emparent de Mantes, et par don du Roi d’Angleterre, Robert Pellerin tient et occupe la terre de Jouy-Mauvoisin de 1438 à 1440 (A.Nat série L 599.3).
Dans la seconde moitié du XV ème siècle, la seigneurie de Jouy fut cédée par Hugues des Plains, l’un des fils de Robert, qui était devenu le seul possesseur, à Robert Varin riche bourgeois de Mantes.
En 1457, Jean Varin,fils de Robert, possédait les seigneuries de Jouy, Fontenay et Ménerville. .
Quatre ans plus tard, Jean Varin vend Jouy à Guillaume Dubois, Procureur de la chambre des comptes. Ses affaires cependant ne devaient pas être brillantes car de 1467 à 1477 il n’avait pu encore s’acquitter envers celui-ci.(Notes de Grave).
En 1466, le 3 septembre, Louis le Baveux, fils de Guillaume et fondé de pouvoir de son père, avait vendu à Dubois, seigneur de Jouy le fief de Malassis.
Le 31 Mars 1488, par devant Maître Barthélémy, notaire à Paris, est établi un contrat par lequel Guillaume Dubois, Conseiller du Roi donne au chapitre de la Sainte Chapelle à Paris , les seigneuries de Jouy et de Ménerville.(A.Nat série L599.3). Les chanoines de La Sainte Chapelle étaient déjà possesseurs de terres dans le village et les environs.
Pendant 269 ans (de 1488 à 1757), la terre et seigneurie de Jouy-Mauvoisin resteront la propriété des Chanoines de la Sainte Chapelle. Et, c’est, semble t-il, vers 1550 que Robert Vathonne deviendra le Fermier et Procureur des Messieurs de La Sainte Chapelle, et occupera le manoir de Jouy.(Notes de Legoux).
Il exploitera de ce fait les quelque 90 arpents de la seigneurie, aura la charge du four banal et du pressoir seigneurial et assurera la recette des droits féodaux en vigueur à l’époque.
Jouy eut à souffrir des guerres civiles qui ensanglantèrent la France avant la Saint Barthélémy. C’était en 1565, vers la fin de l’année au moment ou Condé et Chatillon, à la tête d’une armée protestante traversaient l’Ile-de-France pour se rendre d’Orléans en Lorraine.
Des déprédations furent commises dans le Manoir Seigneurial et une plainte fut transmise par le fermier des Chanoines, en vue de se faire indemniser.
Ce fermier-receveur était Guy Lefèvre, marchand de Mantes, il se présente le samedi 23 juin 1568 devant Noel Caillet lieutenant du bailli de Jouy, auquel il exposa  » que au temps des troubles dernièrement passées, les gens d’armes passant et repassant, pour aller au service du roy » avaient logé dans la seigneurie de Jouy. Ils y avaient « grandement destruit et seppolyé » la maison et lieu seigneurial de Messieurs les Trésoriers et Chanoines de la Sainte Chapelle du Palais à Paris.
Pour bien apprécier ses dires, Maître Guy Lefèvre avait pris à témoins les Cresté, Mouton, Delahaye, Seheut, etc…qui tous certifièrent l’exactitude de la plainte.(A.Dép.série F).
Vers 1590-1595, Claude Legoux, laboureur, épousait Jacquette, la fille de Robert Vathonne. Robert Vathonne et son gendre signent ensemble le bail le 9 Mai 1609 les liant aux Chanoines de La Sainte Chapelle. La maison seigneuriale devenait la résidence des fermiers, qui devaient également assurer la recette des droits seigneuriaux, et remplir la fonction de châtelain par procuration des dits chanoines.
En juin 1686, un orage fit d’importants dégâts. Le 28 du même mois, Maximilien Faroul, conseiller du Roi, se transportait avec le Procureur du Roi au village de Jouy où il avait convoqué verbalement Nicolas Gilbert, laboureur a Soindres, Jacques Mallevre et François Harenger, vignerons de Buchelay.
On leur fit prêter le serment d’estimer les dégâts.Et ils se mettent à courir les champs et à constater : Poirier au Saint, Hauts et Bas Moussets, en tout 35 arpents en blé, à La Métairie:15 arpents, au lieu –dit Les Prés:20 arpents en blé à moitié perdu. Au Chapon, sous la Chapelle Saint Bonifau, 50 arpents, avec Le Fleury « ensumancé en Mars tellement battu par la gresle qu’il n’y a rien resté, en sorte que l’on ne peut espérer aucune récolte ».
De toutes ces terres, il y avait 50 arpents en blé et 40 arpents à Jacques Legoux receveur de la terre et seigneurie de Jouy, dépendant de la ferme en grande partie.
Là encore, on ne sait pas si Legoux et les habitants de Jouy furent indemnisés.
En 1735, un Legoux était encore fermier en ces lieux. Les meubles furent saisis pour cause de non paiement (Arch.S&O C.308).
Les descendants de Claude Legoux : son fils Guillaume, Jacques nommé précédemment, son fils François géreront la terre de Jouy jusqu’en 1740. Tous furent inhumés dans l’église Ste Foi de Jouy.(Notes de M.Legoux).
Le 30 avril 1757 les Chanoines de la Sainte Chapelle vendaient leur seigneurie à Messire Charles Pierre Savalette, écuyer, Seigneur de Magnanville, garde du Trésor Royal (A.Dép. supplt. E 243). Il constituera ainsi autour de Magnanville, une importante seigneurie.
A sa mort Madame Savalette cédera « Jouy » à Philippe Guillaume Tavernier Boullongne De Préminville pour 800.000 Livres en 1767 et 1.200.000 Livres en 1791 à Charles Gilbert Morel de Thorel, agronome distingué.
Jouy n’a plus d’histoire que celle des gens de la terre qui représentent féodalement les fiefs en mainmorte *, et cela n’a pas grand intérêt.
A la fin de l’Ancien régime Jouy est rattaché à Mantes pour l’élection, Doyenné, baillage, grenier à sel. Le Chef lieu du canton est Bréval.
Nous sommes en 1789 et à quelques lieues de Jouy, un grand événement se dessine,la Révolution,
mais il semble que notre village se soit tenu à l’écart de cette période troublée. En tout cas rien ne prouve le contraire.
Les Deux-Tiers des curés de Seine et Oise prêtèrent serment à la constitution y compris celui de Jouy, Jean Baptiste Sébastien d’Abancourt. Cependant à partir de1792, il était inscrit sur la liste des émigrés.
Le 20 janvier 1794 il est arrêté et incarcéré à Versailles, en même temps que le curé de Fontenay.
Durant cette longue période que nous venons de retracer, voici les estimations de la population.
Années XIII ème S 1685 1709 1713 1718 1725 1759 1790
Habitants  177 243 243 185 166 176 198 194

*Mainmorte : Situation des vassaux qui se trouvaient dans l’impossibilité de transmettre leurs biens par testament

Patrimoine local

Patrimoine

L’église Sainte Foi

 

eglise-jouy-mauvoisin

L’église Sainte Foi bâtie au XII siècle a été remaniée au XVI siècle puis nous le verrons, reconstruite au XIX siècle.
Voici la description que Poulain en fait dans son ouvrage  » Eglises du canton de Bonnières »
 » Cette modeste église possède une nef et un chœur dont le chevet se termine en trois pans. Les murs sont en blocage de pierres calcaires et de silex, recouverts d’un enduit.
Les fenêtres, en général ont été élargies.
La porte d’entrée masquée par un porche en maçonnerie, s’ouvre sur un pignon occidental, au pied de la tour du clocher accolée contre. Cette tour de plan carré semble datée du XVI ème siècle. La nef et le chœur sont voûtés en berceau, en plâtre sur lattis. Dans le chœur se voit une pierre tombale gisante, d’un prêtre du lieu sans doute, dont l’inscription gravée en lettres romaines est presque effacée, on y lit encore ceci : « …corps de vénérable et discrète personne M. Robert……. ».
En 1833, Armand Cassan dans  » Statistiques de l’Arrondissement de Mantes » la décrit en ces termes : « Son église, aujourd’hui sans croisés et sans vitres, offre l’image de la solitude et de l’abandon …. » .
Néanmoins, en 1832, selon Le Registre des délibérations du Conseil Municipal, des travaux de réfections du clocher furent entrepris. Peut-être avait-on paré au plus pressé ?
Toujours selon Poulain :  » Une inscription existant à l’intérieur indique que la couverture de l’église a été refaite à neuf en juillet 1845″. En réalité l’inscription, s’il s’agit de celle-ci, indique : » En 1851, dans le mois de juillet la réparation de la couverture de l’église a été faite à Jouy par etc… »
En 1870, soit 25 ans plus tard, de gros travaux étaient décidés par le Conseil Municipal.
Il semblerait que l’église dédiée à Sainte-Foi n’est pas toujours été parfaitement entretenue, si
ce n’est à la mesure des budgets communaux.
En 1946, un compte rendu du registre du Conseil Municipal mentionne que : « L’église a été endommagée par l’ébranlement causé par les bombardements aériens de Mantes et par les tirs de l’artillerie américaine en position aux environs . Ces dommages doivent être considérés comme dommages de guerre « .
Après bien des problèmes financiers, l’ouverture d’une souscription auprès des habitants, la commune a pu réparer le bâtiment cultuel, et effectuer des travaux sur les vitraux entre 1959 et 1965.
Toujours dans « Eglises du canton de Bonnières » écrit en 1961, on lit : « L’église…..accuse un délabrement complet, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, car les toits de tuiles, crevés en plusieurs points, font présumer une ruine prochaine. Des photographies de l’édifice en question, prises en 1962, l’attestent. Le cimetière s’étend à coté et souffre lui aussi de l’indigence du budget de cette petite commune ».
Une photographie de l’église prise en 1970 montre que des travaux de restauration ont sérieusement remis en état l’édifice.
L’église renferme une belle statue en pierre, de Saint Mesmin tenant entre ses mains ses entrailles ; Autrefois, il était invoqué pour guérir les éventrations, hernies et coliques. Dans la revue » Les Amis du Mantois » on peut lire que : » des bateliers de Conflans étaient venus demander la guérison d’un enfant atteint d’une hernie ombilicale. Ce fut une des dernières suppliques adressées au Saint ». Cette statue daterait de la fondation de l’église et aurait été achetée par la fabrique* de Buchelay, les autres sont en plâtre (Inventaire du 6 février 1883).
D’après un inventaire nettement plus récent elle daterait du milieu du XV ème siècle.
A l’intérieur, on peut remarquer des poutres avec des engoulevents ainsi que des graffitis des XVIII et XIX siècles.
Depuis 1974, une messe traditionnelle est célébrée le dimanche matin.
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*Fabrique : Groupe de clercs ou de laïcs chargés de l’administration financière d’une église.

Manoir seigneurial

 

Le Manoir seigneurial

Il se situait face au croisement de la route de Fontenay et Perdreauville, quoique légèrement plus haut et coté village. Aujourd’hui il subsiste encore quelques vestiges, habitations et granges délimitant la surface construite.

Le Manoir, tel qu’il est encore dénommé, est probablement ce qui reste de la partie résidentielle de cet ensemble. Bien que modifié dans son aspect extérieur par le percement de portes et de fenêtres par des générations d’occupants successifs, il révèle les proportions des autres constructions auxquelles il était soudé. L’ensemble couvrait une étendue de 80 mètres sur 80 mètres,( Notes de Marcel Legoux Arch Dép série E 243).

Cette construction rurale, implantée suivant une géométrie que l’on retrouve dans la plupart des exploitations quelque peu importantes de la région, était composée de bâtiments formant un rectangle, une cour au centre, un colombier au milieu de celle-ci, et renfermait le Manoir ( résidence du seigneur châtelain), la maison du fermier, et les étables, écuries, granges, etc…nécessaires aux besoins de l’exploitation.

Un relevé d’arpentage du 23 février 1758 qu’avait fait exécuter Messire Savalette, seigneur de Magnanville, Jouy-Mauvoisin, et autres lieux, donne le détail de l’implantation de la maison seigneuriale, avec assez de précision, si bien qu’un plan a pu être dressé (Notes de M.Legoux).

La nature des pierres utilisées et la forme de certains détails, que l’on peut rapprocher de l’église Ste Foye, permettent d’attribuer un âge vénérable à ces restes.

D’après les recherches de Marcel Legoux, descendant des Legoux qui occupèrent la Seigneurie de Jouy en tant que fermiers pour le compte des Chanoines de la Sainte Chapelle, ce manoir seigneurial est conforme à la définition des manoirs normands des XV ème et XVI ème siècles.

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